En fouillant un peu sur le net, on peut trouver de nombreuses définitions du travail d’un référenceur. J’ai récemment trouvé une image qui illustrait vraiment très bien cet univers ! Voici donc un petit billet que je souhaitais écrire depuis longtemps pour expliquer le travail d’un SEO, grâce à l’illustration « Le tableau périodique du SEO ».

Comprendre ce qu’est le SEO

Le SEO (Search Engine Optimisation) consiste à optimiser une page ou un site web pour favoriser son indexation sur les moteurs de recherche, afin de se positionner de manière efficace et pertinente sur des requêtes formulées par les internautes. Par requêtes, on entend les fameuses questions que l’on pose à Google : « Comment faire etc.. », « recette cuisine rapide », « location appart rennes ». Pour comprendre ce qu’est le SEO, je vais donc utiliser l’illustration qu’en a fait Search Engine Land, réutilisant de manière brillante le célèbre Tableau Périodique des éléments. Il décrit deux choses : d’abord les six domaines à prendre en compte pour optimiser un site ou une page (Le contenu, le code HTML, L’architecture, les liens, la popularité, l’impact social, et l’impact personnel). Ces six éléments sont à appliquer à une page ou en dehors d’une page du site (le On et Off Page). Ils forment les deux grandes problématiques du SEO, et sont les déterminant des résultats de recherche sur Google (cf « Google, comment ça marche ». Enfin, au sein de chacun des six domaines, on retrouve une série d’éléments classés par importance mais aussi du plus légal au moins légal aux yeux de Google (déterminé par la couleur de la case, et du petit indice en haut à gauche de chacune d’elle). Décrivons donc plus en détails le tableau.

L’optimisation On-the-Page

Comme son nom l’indique, l’analyse On-page prend en compte des éléments à l’intérieur même de la page. Une page web, pour introduire un petit peu la suite, c’est un document présenté sous deux formes. Une première pour l’internaute, et une autre pour les navigateurs (Mozilla Firefox, Chrome, Safari, Opéra, Internet Explorer…) et moteurs de recherches -> Le code source. Cette page doit avoir une seule et unique adresse, donc une seule et unique URL. Quels sont donc les éléments à optimiser On-site

Sus au contenu pauvre !

Proposer un contenu de qualité, c’est aujourd’hui le nerf de la guerre. On parle aujourd’hui de curation d’internet. A bas les contenus pauvre, et vive le contenu riche ! Il représente une des optimisations les plus importantes pour le SEO. Ce n’est pas toujours facile, c’est pourquoi il est important de savoir prioriser ses pages pour mettre en avant les meilleurs et les plus intéressantes. Un contenu riche c’est quoi ? C’est des mots/expressions clés, une longueur de texte correcte (idéalement ~1500 caractères), une régularité de publication (actualités, blog…), des illustrations, photos, images, vidéos… et savoir susciter l’intérêt de votre internaute. C’est un vrai dilemme. Pourquoi ? Et bien simplement parce que si je j’optimise mon contenu pour les moteurs de recherches, les internautes ne trouveront pas ça intéressant (phrases trop courtes, trop de mots clés répétés, pas assez de détails, etc…). Mais si j’optimise ça pour eux, c’est les moteurs de recherche qui râlent ! (Contenu pas assez riche en mots clés, définition du sujet abordé pas compréhensible pour un moteur, difficile à indexer…). Le mieux, c’est le juste milieu. Après avoir été travaillé, il faut que ce contenu soit adapté au format HTML, afin d’être correctement interprété.

Le code HTML

Le code HTML est l’élément lu par les moteurs de recherche. Il ressemble à ça :
Code sourceC’est un ensemble de balises (exemple de balise : <div>), qui ont chacune une signification, et organisée de telle sorte à donner une structure au site (une sorte de squelette si vous préférez). Au sein de ces balises on peut y intégrer différents éléments (de texte des liens…) pour que les moteurs interprètent les donnée que l’on souhaite afficher.
-> Exemple si j’inscris : <b>Un bout de code</b>, j’indique aux moteurs que la phrase « Un bout de code », doit être inscrite en Gras. Facile non ? 😉
Le code source doit être le plus propre possible pour qu’il soit bien interprété par les moteurs de recherche et navigateurs web. Les bases du référencement sont les balises d’entêtes (<title>, <meta description>, <content-type>), et les balises de titres (<h1>, <h2>, <h3>…). Si vous le souhaitez, vous pouvez afficher le code source de cette page pour les retrouver !

Le code HTML est donc très important à optimiser. Avoir un code impeccable n’est pas chose facile, et si quelques fautes subsistent, ce n’est dramatique non plus. D’un point de vue référencement naturel, si les balises citées précédemment sont respectée, un bon travail est déjà effectué.

 

Un travail sur l’architecture

Pour qu’un site fonctionne, il faut qu’il tienne debout ! Son architecture doit donc être la plus optimale possible. Par architecture on entend différent éléments. D’une part, les adresses (URLs) des pages doivent être uniques, c’est à dire qu’une page ne doit être accessible qu’à une seule URL. Et d’autre part, les pages du site ne doivent pas être trop lent à charger. Ces deux facteurs (URLs unique et Temps de chargement) rendent le site facilement analysable pour les moteurs de recherche. Ils peuvent donc facilement le « crawler » (définition du terme sur ce lien), et en comprendre son architecture. Un des gros freins au référencement naturel concerne le contenu dupliqué, c’est à dire deux mêmes pages présentant deux contenus identiques, à deux adresses différentes. Exemple : http://www.quentinfily.fr/mes-articles et http://www.quentinfily.fr/mes-articles.php. On a sensiblement deux pages identiques, avec deux URLs différentes. A proscrire absolument ! Ces éléments vont donc permettre de proposer une arborescence logique et claire pour les moteurs de recherches, mais aussi pour les internautes.

Une fois ces optimisations On-site faite, on obtient un site facile à indexer et compréhensible pour tous le monde. L’objectif maintenant est de ne pas rester dans les méandres du web ténébreux et diabolique… Il faut qu’il soit visible ! Alors que faire à l’extérieur des pages, sur le Off-site ?

L’optimisation Off-the-Page

Dans cet aspect du référencement, on se charge de la popularité et de la visibilité du site sur le web. On cherche a augmenter les portes d’entrées sur le site grâce à des référents pour gagner en notoriété sur la toile. Quels sont donc les principaux leviers pour devenir une star du web !

Les liens entrants

Dans son nom anglophone, le « Netlinking », il est l’un des fondements de la création de Google. Le web c’est une toile qui relie des pages entre elles. Pour accéder à ces pages, nous devons suivre des liens. Si beaucoup de site vous renvoi des liens, alors Google se dira « Tiens, lui, son site est pas mal de fois cité, peut-être que ce qu’il propose n’est pas trop mal… ». Le Netlinking représente donc la création de liens entre différents sites. Cependant, il vaut mieux éviter les problèmes et manier ça avec sagesse et rester prudent pour éviter toutes pénalités. Je peux tricher, et payer des sites pour me renvoyer des liens. Je peux spammer à mort avec des commentaires sur d’autres sites, pour créer des liens vers le miens… Mais ce n’est pas très bien vu auprès de Google. Le travail de Netlinking c’est donc de créer des liens naturels vers son site. Ces liens doivent être de d’abord de qualité (présent sur un site référent, lui-même de qualité ; exemple : je créé un blog de critique de cinéma, et allociné inscrit dans un de ces articles « Allez voir ce site pour une critique vraiment génial ! « . Sincèrement c’est peu probable 🙂 , mais c’est un exemple parmi tant d’autres !). Fût un temps, en avoir beaucoup était important. Aujourd’hui, le nombre est moins important que la qualité. il faut toutefois veiller à garder une bonne proportion entre les deux critères. Il faut aussi que l’intitulé de votre lien (l’ancre de lien) soi pertinent. Par exemple j’ai un site ayant pour thème « la reproduction de monument célèbre avec des allumettes », et qu’un autre site me fait un lien avec une ancre « Les voyages pour célibataires »… Ce n’est pas folichon !
C’est grâce à ce travail d’optimisation des liens entrant qu’on arrive donc à bâtir une popularité pour le site sur internet. L’important c’est surtout de rester pertinent.

La Popularité

Être populaire sur le web cela signifie plusieurs choses. Déjà, l’ancienneté d’un site est un sérieux atout. Aujourd’hui détrôner des sites tels qu’allociné, jeuxvideos.fr, leboncoin… ne s’avère pas comme étant super facile. Evidemment que l’expérience sur la toile joue beaucoup. Mais pour être pertinent, il faut être reconnu en tant que tel ! Donc, demander des liens vers son site, c’est bien, mais encore faut-il en faire également. Comme je l’expliquais précédemment, internet fonctionne avec un univers de liens. Pour occuper une place pertinente, il faut donc créer des ressources favorables au développement de ce média, et créer un réseau de qualité pour un moteur tel que Google . Créer des liens de qualité, fait partie du travail sur la popularité du site. En prenant le rôle de leader d’influence sur le web, l’identité d’un site (et de ses auteurs) est renforcé, et donc par conséquent sa notoriété également.

L’impact social et personnel

Ces derniers éléments ne sont pas nécessairement une priorité pour le référencement naturel. Par impact social, on sous-entend évidemment la présence et l’activité sur les réseaux sociaux. Les contenus des articles sont-ils partagés, suscitent-ils de l’implication ? D’un sens, cela se rapproche fortement de la notion de popularité sur le web. Les réseaux sociaux sont encore un levier très jeune de présence sur le web. Des innovations lient aujourd’hui référencement naturel et Réseaux Sociaux, comme par exemple la présence de Tweets ou de publication Google+ dans les résultats de recherches de Google. Entretenir un réseau social adapté à sa localisation, et à son public jouera en la faveur du référencement naturel (plus de visites, plus d’interactions, plus de liens…) mais n’a pour l’instant pas un impact énorme sur le travail d’un SEO.

Le bon sens avant-tout

Pour finir, le SEO c’est également un travail de bon sens, et de raison. Être le plus naturel possible, et ne pas tenter le diable reste la meilleure solution pour optimiser sa page sereinement, sans craindre aucune pénalité de la part de Google. Un contenu, si on aime ce que l’on produit, n’a pas besoin d’être sur optimisé pour le référencement naturel. Accumuler des liens sans raisons, et sans recul n’a également aucun intérêt. Prendre son temps, et réfléchir sur ses intentions et objectifs est parfois mère de sureté.
J’annonçais un petit billet en introduction, mais finalement… Si vous en êtes arrivé jusque-là, vous avez dû remarquer que je n’ai pas la notion de « petit » dans l’œil 🙂 J’espère toutefois que ça vous a appris certaines choses, et que cela vous a prouvé que devant son écran, le SEO ne tergiverse pas, il rend tant bien que mal le web meilleur qu’il ne l’est maintenant 🙂

Source de l’image : Search Engine Lands : Le tableau périodique du SEO